Fiche Synthèse – Outil d’aide à l’innovation TRIZ – Théorème de résolution des problèmes inventifs

TRIZ (acronyme russe sans adaptation française) est une méthode de résolution créative de problème. Son objectif est de rendre la démarche de résolution la plus systématique possible et de déboucher sur des innovations importantes, voire de rupture, plutôt qu’incrémentales.

Cette méthode est l’idée de l’inventeur très créatif : G. Altshuller (en 1946, URSS).
La méthode est construite de manière à être évolutive avec l’avancée de l’état des connaissances humaine au fil du temps. Aussi, la version actuelle est le fruit de plus de 50 ans de recherche et de mise en pratique dans tous les secteurs industriels.

Présentation

Le volume de connaissance et d’expériences intégrées dans TRIZ est aujourd’hui considérable. Aussi, il est impossible de décrire l’ensemble de la méthode en quelques lignes, mais la présentation de ces concepts centraux permet d’appréhender la façon dont elle fonctionne et comment elle capitalise sur le travail de plus de 10 millions d’inventeurs.

  • La définition du problème: TRIZ est une méthode de résolution de problèmes inventifs. Les problèmes inventifs sont définis comme étant porteurs d’au moins une contradiction entre deux paramètres. S’il n’y a pas de contradiction, il s’agit d’un problème d’ingénierie classique, une telle méthode n’est pas nécessaire. La contradiction peut par exemple entre la volonté de réduire les coûts et celle de préserver l’environnement… La démarche « normale » est de rechercher le moins mauvais compromis. TRIZ vise à résoudre la contradiction. La notion de contradiction est ainsi centrale dans la méthode de TRIZ, elles sont organisées en catégories :
    • Les contradictions physiques: quand on demande à un système deux caractéristiques opposées : être chaud et froid par exemple.
    • Les contradictions techniques: elles sont organisées dans une matrice 48×48. TRIZ distinguant en effet 48 paramètres entre lesquels on peut avoir des contradictions, comme la masse et la mobilité ou la température et la consommation d’énergie.
  • Les principes inventifs: Ce sont les principes de résolution de contradictions identifiés par TRIZ suite à l’analyse de plus de 3 millions de brevets de tout pays. Ils sont classiquement au nombre de 40. Pour chaque type de contradiction, la méthode indique (au travers des matrices) que les principes ont fait leurs preuves.

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  • La notion de système: TRIZ pousse à clarifier dès le début à quel système on se limite pour résoudre le problème, ainsi que le sur-système dans lequel il opère et les sous-systèmes qui le composent. Cette étape de clarification apporte souvent des réponses intéressantes à elle seule.
    Exemple : Dans une démarche d’Eco-conception, TRIZ établit un inventaire exhaustif des ressources disponibles (matière, énergie, information, interactions), cela permet d’être économe en moyens supplémentaires.

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  • La notion d’idéalité: TRIZ définit l’idéalité comme le rapport entre les fonctions utiles et les fonctions nuisibles. La cible idéale est donc celle où le système conçut à une idéalité infinie : toutes les fonctions utiles désirées, aucun effet nuisible. C’est rarement possible à atteindre, mais y penser force à clarifier la cible et remet tellement en cause les habitudes, que l’innovation devient possible.

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Exemple : Dans une démarche d’Eco-conception, l’objectif est de réduire les effets nuisibles sur l’environnement sans sacrifier les fonctions utiles.

  • Autres outils utilisés par TRIZ :
    • Les principes et valeurs suivantes :
      • Faire évoluer un système en harmonie avec son environnement
      • Résoudre localement le problème pour ne pas générer des problèmes en dehors de la zone considérée
      • Utiliser des ressources dispo dans le système technique et son environnement
      • Refus du compromis
    • La base d’effets : identification et regroupement de centaines d’effets scientifiques permettant d’obtenir tel ou tel résultat : refroidir de l’eau, déplacer un liquide, … etc.
    • La loi d’évolution: projection du système dans une vision macro et microscopique du système en fonction du temps.

Conclusion

TRIZ est depuis très longtemps utilisé pour résoudre des problèmes inventifs de nature matérielle. Elle répond de manière assez pertinente aux besoins d’éco-conception auxquels fait face la société d’aujourd’hui pour continuer de croître dans un monde où les ressources physiques sont présentes en quantités limitées. Par ailleurs, elle commence depuis quelques années à être utilisée pour traiter des problèmes organisationnels ou stratégiques tels que le management ou le marketing.

Quelques liens intéressants

Source texte : Damien Constant, Ecole Centrale de Lyon
Source image : techniques-ingénieur.fr

Article rédigé par Valentin Monteiro
Mastère Spécialisé Management et Marketing des marchés de l’énergie (GEM)
Manager Junior, New offers launch, Schneider Electric

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Café Energie #3: L’hydrogène et les piles à combustibles

Bien que connue depuis plus d’un siècle la molécule d’hydrogène (H2 ou dihydrogène pour les puristes) n’est à ce jour pas autant utilisée que l’aurait souhaités quelques auteurs de science-fiction du 19ème siècle. Le sujet de cet article vise donc à présenter les principales caractéristiques de ce vecteur d’énergie avec un accent sur son utilisation dans le domaine des transports grâce à la pile à combustible. Une analyse de la portée de cette technologie ainsi que les principaux freins à son développement fera l’objet d’une prochaine publication et permettra ainsi d’aborder l’aspect économique du sujet.

Propriétés de l’hydrogène

Bien qu’absent à l’état naturel sur Terre, l’hydrogène est l’atome le plus abondant dans le reste de l’univers. Il est aussi l’atome le plus léger mais surtout le plus dense énergétiquement (33 kWh/kg) devant l’essence (13 kWh/kg). A température et pression ambiante on le trouve sous forme de gaz, ce dernier étant par ailleurs très volatile. Enfin, la combustion de ce gaz ne génère que de l’eau ce qui offre une alternative aux carburants émetteurs de CO2.

En matière de sécurité, l’hydrogène n’a pas d’impact sur la santé. Il est cependant inodore et incolore ce qui le rend difficile à détecter sans appareil. Pour comprendre pourquoi ce gaz inspire tant de crainte il faut se pencher vers le triangle du feu :

Pour apparaître, une flamme a besoin de trois éléments, à savoir : un carburant (le gaz) mélangé en bonne proportion à un comburant (l’oxygène) ainsi que d’une source d’ignition (étincelle, électricité statique, point chaud,…). Le tableau suivant permet de comparer les propriétés de combustion de l’hydrogène et du gaz naturel.

Image2On peut donc voir d’une part que le mélange H2/O2 est inflammable dans une proportion plus importante que le mélange CH4/O2 et d’autre part que ce mélange s’enflamme en présence de moins d’énergie. A titre d’exemple 0,017 mJ correspond à l’électricité statique générée par le frottement d’un vêtement en laine synthétique.

Production de l’hydrogène

C’est parce qu’elle n’est pas présente à l’état naturel que cette molécule doit être produite. Il est donc important de souligner que l’hydrogène est un vecteur énergétique au même titre que l’électricité. Aujourd’hui deux méthodes principales de production sont utilisées :

  • Le reformage du gaz naturel (95% de la production mondiale d’hydrogène).

De la vapeur d’eau est mélangée au gaz naturel et cette réaction libère de l’hydrogène ainsi que du monoxyde de carbone. Ce procédé à un rendement énergétique d’environ 70% et génère 349gCO2/kWhH2

  • L’électrolyse de l’eau

L’eau (H2O) est séparée en H2 et en O2 grâce à l’injection d’un courant électrique à travers un électrolyseur. Ce procédé à un rendement de 65% (en progression) et génère une quantité de CO2 proportionnelle à l’intensité carbone de l’électricité utilisée. En France où le mix électrique produit 79gCO2/kWh cela revient à produire 120gCO2/kWh d’H2.

Stockage de l’hydrogène

Une des principales contraintes de l’hydrogène réside dans son transport et son stockage. A l’heure actuelle trois procédés de stockage sont mature technologiquement :

  • Compression de l’hydrogène à 350bar ou 700bar
  • Stockage sous forme liquide
  • Stockage sous forme solide

Le stockage par compression nécessite relativement peu d’énergie en comparaison de la forme liquide mais permet de stocker moins d’énergie pour un même volume. Le stockage liquide est énergivore (sur 1kWh d’hydrogène 30% sont utilisés pour la liquéfaction) et nécessite un réservoir coûteux. La forme solide est compacte, fiable et efficace mais nécessite une gestion thermique du solide pour libérer l’hydrogène (les galettes de magnésium de McPhy Energy par exemple).

Les piles à combustible (PaC)

La pile à combustible est un système électrochimique permettant la conversion d’une énergie chimique en énergie électrique. Plusieurs types de PaC existent et se différencient par plusieurs critères énumérés dans le tableau ci-dessous :

FCSource : DOE

Il est donc important de souligner que la pile à combustible n’est pas une source mais un convertisseur d’énergie comme peut l’être un moteur à explosion et qu’il faut l’alimenter en combustible comme le moteur en essence.

La PaC la plus en vogue ces dernières années est sans nul doute la PEMFC (Proton exchange membrane) grâce à sa faible inertie, sa température d’opération peu élevée et ses récentes avancées en terme de durée de vie. C’est pour ces mêmes raisons que la PEMFC est la candidate favorite pour une utilisation dans les transports. Cependant il faut noter que le cœur de cette pile est composé en partie de Platine, métal rare et donc cher.

Application aux transports et enjeux

L’utilisation d’un système hydrogène + pile à combustible n’est plus de l’ordre de la fiction puisque plusieurs voitures homologuées parcourent aujourd’hui les routes de France et du monde. A Grenoble la société Symbio FCell produit déjà en série des Kangoo Z.E équipés de tels systèmes pour La Poste ainsi que pour les municipalités françaises et européennes. Pendant ce temps à l’international le groupe Hunday a développé et commercialisé le SUV iX35 suivi de près par Toyota et sa berline Mirai. Ces constructeurs ne sont que des exemples mais il est certain que d’autres sortiront sous peu leurs propre voitures du garage…

Cela dit le véhicule à hydrogène a encore des obstacles sur sa route tels que le développement d’une infrastructure de stations hydrogène, le coût financier ET environnemental de l’hydrogène, la raréfaction du platine ou encore l’acceptabilité sociale de ce gaz.

La voiture individuelle est bien sûr un débouché de cette technologie mais le marché des transports comprend bien d’autres segments tels que la mobilité douce, les poids lourds, la navigation, le ferroviaire ou encore l’aviation. Quels segments pourraient permettre l’essor de cette technologie ? Comment la pile à combustible se positionne t’elle vis-à-vis des technologies concurrentes telles que la batterie ou le moteur à explosion ? C’est à ces questions que nous tenterons de répondre dans une prochaine publication en nous appuyant sur le mémoire de Maîtrise rédigé par Karel Hubert « Economic and technical assessment of hydrogen and fuel cells opportunities in the transport sector ».

Karel Hubert
Mastère Spécialisé Management et Marketing des marchés de l’énergie, Alternant assistant chef de projet à Symbio FCell

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Café Energie #2 Exploitation des gaz de schiste

Depuis 2006, l’extraction et la consommation de gaz de schiste est en plein essor aux Etats-Unis. A ce jour, le gaz de schiste représente 60% de la production américaine de gaz. En France, trois projets ont été annulés (dont un fameux en Ardèche), environ 60 projets sont actuellement examinés par le gouvernement.

Le gaz de schiste est dit non conventionnel car il est piégé dans roche-mère très peu poreuse et très peu perméable, à l’inverse des hydrocarbures conventionnels présents dans des cuves naturelles du sous-sol. La roche-mère en question est composée d’Argile et de Silice (Quartz), l’argile souple piège le gaz et la silice cassante permet la fracturation de la roche (cf méthode d’extraction).

Par ailleurs, cette ressource bien que dite non conventionnelle est semblable aux conventionnelles (gaz naturel) sur de nombreux points :

  • Composition chimique semblable à celle des conventionnels
  • Utilisation identique que celle des conventionnels
  • Réserves mondiales actuelles similaires (en volume) à celles de gaz conventionnel 208 400 milliards de mètres cubes
  • Exploration identique que pour les gaz conventionnels : géologues/géophysiciens + cartographie/sismographie -> composition du sous-sol

Cependant, l’exploitation des gisements de gaz de schiste ont des particularités qu’il faut souligner. En effet, le gaz étant piégé dans la roche, il faut fracturer cette dernière pour pouvoir récupérer le gaz en surface. Dans un premier temps, le sol est creusé verticalement et le puit obtenu est renforcé au fur et à mesure par cimentation, on parle alors de « tubing ». L’expérience a montré aux industriels du gaz de schiste qu’à partir d’environ 2km il est optimal d’orienter la tête de forage à l’horizontal, dans le but d’un meilleur taux de récupération du gaz (quantité de gaz récupéré comparée à celle estimée présente dans le sous-sol). Notons que la technique de fracturation existe depuis 60 ans.

Ensuite, lorsque le sol est creusé, on peut passer à la fracturation proprement dite. Comme son nom l’indique, on fracture le sol en y injectant un fluide sous haute-pression fluide (1000 bars = 10.000 tonnes au m2). Aujourd’hui, le fluide utilisé est principalement de l’eau auquel sont ajoutés de nombreux additifs.

D’une part, nous trouvons les additifs chimiques qui représentent environ 2 % de l’eau :

  • Des biocides & désinfectants -> élimination de l’activité bactérienne de la couche rocheuse ou de l’eau envoyée ;
  • Des fluidifiants & réducteurs de frictions -> faciliter la circulation de l’eau et diminuer la consommation de fluide et d’énergie induite
  • Des gélifiants & épaississants -> augmenter viscosité de l’eau -> sable reste en suspension ; produits cassant l’effet gélifiant après un certain temps -> retrait du fluide possible, en laissant le sable dans les fissures.

D’autre part, comme cité ci-dessus, dans l’eau de fracturation nous trouvons des grains de sable ou des microbilles : additifs physiques appelés agents de soutènement. Ces agents de soutènement permettent de maintenir les fractures du sous-sol ouvertes, pour se faire ils se coincent dans ces dernières et ainsi le gaz coincé peut s’échapper vers la surface.

Les conséquences & observations liées à la fracturation hydraulique sont multiples :

  • L’eau : Globalement plus d’1/3 de l’eau injectée pour la fracturation reste dans le sous-sol. De plus, l’eau récupérée ne peut pas être réutilisée car elle contient des sels (transformations des produits chimiques utilisés), il faut la recycler ce qui implique des coûts supplémentaires. De plus, la quantité d’eau utilisée pour la fracturation est très importante environ 10 000 – 15 000 m3 d’eau (10/15 millions de litres), ce qui représente 4 piscines olympiques. Et l’origine de cette eau peut mener à des conflits  entre exploitants terriens.
  • Le taux de récupération d’un gisement est faible, environ 20%. Cela est dû au fait que les molécules de gaz ne sont pas toutes coincées au même endroit dans le sous-sol, un forage n’est donc pas suffisant, habituellement les explorateurs de gaz de schiste multiplient les forages à partir d’un même point ou procèdent à des forages multiples. Il apparaît ici à nouveau des coûts d’exploitation supplémentaire.
  • L’impact visuel : Comme nous venons de le préciser ci-dessus, la rentabilité d’une exploitation de gaz de schiste nécessite de multiples forages. Ces multiples forages altèrent notoirement le paysage de la région et sa biodiversité (nécessaire au cycle de fonctionnement de la Terre).
  • L’indépendance énergétique : Pour les états concernés, les gisements de gaz de schiste représentent clairement un changement de position sur les marchés énergétiques et notamment une possibilité d’indépendance énergétique, qui peut être recherchée dans un cadre économique et géopolitique. Par exemple, les réserves connues en France permettraient à la France (avec sa consommation énergétique actuelle) de tenir environ 100 ans en autonomie énergétique.
  • Les risques réels : Lors de l’opération de tubing, le forage traverse souvent des nappes phréatiques peu profondes. Il peut arriver que le cimentage du puit cède et que l’eau de la nappe se retrouve polluée par du gaz et l’eau de fracturation. Le plus dangereux est la présence de gaz dans l’eau d’origine phréatique.

Pour conclure, je dirais que le gaz de schiste est une réelle source d’énergie à ne pas négliger. Cependant, les états étant déjà sur ce marché se sont lancés dans l’exploration de cette ressource en ne voyant que les aspects économiques et géopolitiques. Dans le contexte actuel de préservation de la planète et de son environnement, les conséquences environnementales liées à l’exploitation du gaz de schiste sont très lourdes et non négligeables. Certes la loi du marché permet l’essor d’une technique de production tant que cette dernière est profitable, ce qui est compréhensible et acceptable totalement. Cependant gardons les pieds sur Terre, les réserves de gaz de schiste pourront être exploitées lorsque les technologies associées seront assez performantes aussi bien au niveau du taux de récupération qu’au niveau des impacts environnementaux.

Présentation et résumé par Hédi Slim
Mastère Spécialisé Management et Marketing des marchés de l’énergie, Alternant Analyste Optimisation Energétique chez Dalkia

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Summary of article: Use of C-K method in the Solar Impulse project

Why a summary?

In order to have a better understanding of the C-K method introduced during the innovation course (PIMS) by Thomas Gillier, some students have been asked to write a summary of few articles about the application of the C-K method. The summary below is about the use of this method in the Solar Impulse project.

Article reference

-Way of the Solar Impulse Project-
Revisiting an Inspiring Design Thinking Process at the Light of a DKCP Process in the C-K Framework

Article written by Dr. Patrick CORSI & Claude MICHEL
Published in January 2015

Summary

The Solar Impulse project was born in Swisstzerland in 1999 around the following concept « A machine that flies on no fossil fuel ». Twelve years later a historical flight takes place over Paris with a landing at Le Bourget. Inbetween an actual innovation process has allowed the Solar Impulse team to break several dominant thinking anchored in the industry and to design a plane that is not a plane.

The main idea was to use solar energy through solar panels for the propulsion of the plane but the first bottleneck* concerning the night flight appeared soon. Thanks to a C-K approach of the problem it has been highlighted that the potential energy* of the plane could be an alternative source of energy when the sun is gone. The first rupture of thinking was then to consider a parabolic flight algorithm* to optimize the use of this potential energy. In order to solve the entire issue, 400kg of lithium based batteries has been added to complete the night flight. However this parabolic flight involved a second bottleneck related to the oxygen supply of the cabin. Thanks to the « state of the art » approach of the C-K method, two options have been founded. The first one consisted in a oxygen mask while the second one used a molecular sieve* that enriches and generates enough oxygen when in high altitude. The weight of the mask option and the know-how of Solvay (main partner) in chemistery led naturally to the selection of the molecular sieve option. This technical solution was also involved in an entire rethinking of the cabin design where the armchair was suspended to the careening.

All along the innovation process that led to those solutions several others dominant thinkings (DT) were found. The following table shows the answers the Solar Impulse team found to overcome those constraints:

DT1 – A plane is a heavy body, as it should carry its own energy To catch and store the energy available all around
DT2 – Plane structure and interior protection are two distinct issues Biomimicry: some nature’s and structural shells protect an organism living inside
DT3 – An energy tank comes in 3D volumes Solar cells can be 2D when stuck to the plane’s envelope
DT4 – Plane Propulsion is single source (Kerosene or else, but choose) Day flight = Solar energy

Night flight = Potential energy and batteries

DT5 – While flying it’s only possible to consume energy Solar energy can be enough for the plane propulsion and the recharging of batteries
DT6 – Oxygen availability and high elevation: two mutually exclusive issues Molecular sieve nets enrich the little air available O2 so to breathe normally

To illustrate this table by an example we can refer to the situation where one of the manufacturer (a leader in the field of light glider manufacturing) said the machine wouldn’t fly because it was far too big and far too light. Then the Solar Impulse team contacted a racing boat manufacturer who won several  boat races by the past and this new partner responded to the challenge with their carbon fiber expertise. This example shows how strong can some dominant thinking be and how they impact the chance of achievement of a project.

We can find below the C-K diagram of the Solar Impulse Project:

Image1

The Solar Impulse project was also a real process of collaboration between 70 experts through multicultural teams. One of the reason of success was definitely the respect of the four rule of a collective creative undertaking:

  1. To explore the whole conceptual potential of the initial concept
  2. To involve and support people in a rule breaking process
  3. To enable the relevant knowledge activation, acquisition and production
  4. To manage the collective acceptance and legitimacy of rules rebuilding

Finally, this adventure had a real impact on several technical sectors thanks to the technical innovations it had led. Among those advances we can mention side results like, thermal isolation, way of capturing solar energy, domestic solar, encapsulation, lighter structures that replace metal by other materials having similar performances, lubricant, structural computation or flight algorithms.

Currently the Solar Impulse project is carried by the plane called Solar Impulse 2 which is involved in the challenge of a round trip around the world. It has achieved 19 957 km so far and has landed in Hawaï last July. The batteries have to be repaired after an overheating issue.

*Translation of technical vocabulary:
Bottleneck: expression anglosaxone pour un goulot d’étranglement/un passage étroit/une difficulté.
Potential energy: Correspond à l’énergie accumulé par un objet lorsqu’il prend de la hauteur (l’eau des barrage hydrolique par exemple).
Flight algorithm: Algorithme de vol. Plan de vol de l’appareil (trajectoire, altitude, variations,…).
Molecular sieve: Membrane moléculaire.

Summary by Karel Hubert
Mastère Spécialisé Management et Marketing des marchés de l’énergie, Alternant Chef de projet à Symbio FCell

 

 

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Café Energie #1 – Variations du prix du pétrole: Pourquoi? Comment?

Le premier article de la promotion 2015-2016 sur ce blog inaugure aussi le compte rendu du 1er Café Energie!

Les Cafés Energie c’est une initiative portée par la promotion du MS MME qui vise à mettre en commun les connaissances et les questionnements des étudiants du MS. L’idée étant de mettre à profit la ressource que représente chaque collègue afin d’apprendre et de questionner avec un angle autre que celui des enseignements formels. Les sujets gravitent autour de la problématique énergétique mais peuvent aussi s’élargir à des sujets tel que l’impact environnemental, le micro-crédit, le suivie qualité…

Un Cafés Energie s’articule autour de la présentation d’un sujet par un étudiant (environ 30 min) puis d’un débat entre les participants. Dans l’idéal, chaque session débouche sur la rédaction d’un compte rendu par les étudiants.

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Cette première session des Cafés Energie (21/10/2015) avait pour thème les variations du prix du pétrole (Pourquoi et Comment?) dont voici le compte rendu ci-dessous:

Variations du prix du pétrole: Pourquoi? Comment? 

  1. Définitions de termes

OPEP: L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) ou en anglais Organization of Petroleum Exporting Countries(OPEC) est une organisation intergouvernementale (un cartel) de pays visant à négocier avec les sociétés pétrolières pour tout ce qui touche à la production de pétrole, son prix et les futurs droits de concessions. Actuellement, le secrétaire général de l’OPEP est Abdallah Salem el-Badri. (source Wikipedia)

Baril: Un baril (bl ou bbl) de pétrole équivaut à 42 gallons américains, soit environ 35 gallons impériaux (précisément 34,9723) ou 159 litres. (source Wikipedia)

BRICS: Brésil, Russie, Inde, Chine, South Africa

Courbe déflatée: Courbe de prix corrigés selon l’inflation existante l’année de mesure.

 

2. Causes des grandes variations du prix du baril 

1973: Suite à la guerre du Kipour (restriction volotnaire des pays arabes) = Hausse des prix

1978-9: Révolution d’Iran et guerre Iran/Irak = Hausse des prix

1985: Exploitation des champs offshore = Chute des prix

1997: Crise financière asiatique = Chute des prix

Evolution constante des prix depuis 2000 car croissance permanente de la chine (hausse de la demande)

2007: Spéculation suite à l’annonce du peak oil = Hausse des prix

2010: Reprise de l’économie américaine (gas de schiste notamment = Pétrole de schiste)

2014: Mise sur le marché des pétrole de schiste américain = chute des prix

Suite au conflit Syrien, volontée de l’Arabie Saoudite d’affaiblir la Russie (exportatrice de pétrole) à travers des prix bas = Surproduction volontaire = baisse des prix.

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Oubliez GDF Suez, place à Engie

ENGIE

Le numéro 1 français de la fourniture de gaz connaît une nouvelle révolution. Moins de 7 ans après la fusion entre Gaz de France et Suez, le groupe a choisi de se rebaptiser. Aussi soudain qu’inattendu (y compris pour les salariés en interne, qui pour beaucoup l’ont appris le jour même !), ce changement de nom a pour but d’accompagner le groupe dans sa mutation stratégique. Après avoir annoncé une profonde réorganisation le 1er Avril dernier, ayant pour objectif de décentraliser les entités opérationnelles et de replacer les services au cœur de la stratégie de développement, c’est une nouvelle étape qui vient d’être franchie.

Devenir un leader de la transition énergétique

Alors qu’il était initialement question de renommer Suez Environnement (qui a par ailleurs changé de logo) pour définitivement séparer les activités Energie et Environnement du groupe, c’est bien GDF Suez qui a été rebaptisé. En cette période de transition énergétique, GDF Suez avait à cœur de démontrer au grand public qu’il n’œuvre pas seulement dans le domaine du gaz, son nom pouvant prêter à confusion. Contraction de « energy », Engie se veut « porteur d’une vision positive et optimiste de l’avenir » comme en témoigne son logo avec le lever de soleil. Les plus pointilleux auront remarqué que la police a tout de même été conservée à l’identique par rapport au précédent logo dans une volonté de continuité.

Accélérer le développement à l’international

Ce nouveau nom, « qui parle à toutes les cultures » pour reprendre les termes du PDG Gérard Mestrallet, s’inscrit donc bien la dynamique d’internationalisation du groupe. Les nostalgiques pourront regretter la disparition de la référence historique à Gaz de France, en dépit de l’allusion anglo-saxonne –voulue ou non- à NG pour « Natural Gas ». Pour les salariés de GDF de longue date, c’est un nouveau coup dur après l’éviction de J.F. Cirelli en Novembre dernier, ancien PDG de Gaz de France et alors numéro 2 de GDF Suez. Comme un symbole, c’est sa remplaçante Isabelle Kocher -issue de Suez- qui a soutenu ce changement de nom dans un communiqué aux salariés. Elle prendra d’ailleurs les rênes du groupe à partir de Janvier prochain.

GDF Suez traverse actuellement une importante crise à l’échelle nationale avec l’ouverture à la concurrence du marché de la fourniture de gaz et plus généralement à l’échelle européenne avec la mise sous cocon de ses centrales thermiques à gaz, de moins en moins rentables avec l’effondrement des prix de l’électricité sur les marchés de gros. Mettre le cap à l’international parait alors indispensable. Le groupe l’a bien compris, avec une très forte pénétration sur le marché sud-américain notamment, aussi bien sur le secteur du gaz que sur celui de l’électricité. Engie sera donc le vecteur permettant de maintenir le groupe au 4ème rang mondial des entreprises du secteur de l’énergie.

Une coûteuse campagne de communication

A peine l’annonce du changement de nom rendue publique, les syndicats se sont indignés contre le coût de cette campagne de communication, jugé exorbitant alors même que le groupe traverse une période de vache maigre. Il est en effet question de près de 30millions d’euros. Les premiers spots télévisés seront diffusés dès cette semaine. Les façades du siège social ont quant à elles déjà changé leurs couleurs. Bon nombre de français croyant encore à l’existence de l’entité EDF-GDF, le chemin sera long avant d’inscrire Engie dans le patrimoine national. Pendant ce temps en interne, on réfléchit déjà à décliner le nom aux différentes filiales.

Romain LE BASQUE

Mastère Spécialisé en Management & Marketing de l’Energie et alternant analyste du marché de l’électricité chez GDF Suez.

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Table ronde : « Energie : des entreprises d’avenir ? » organisée par Tenerrdis & Grenoble Angels 23/11/2014

Le MS Energy 2014-2015 a assisté à la table ronde « Energie : des entreprises d’avenir ? » organisée par l’association des Business Angels de Grenoble et le pôle de compétitivité Tenerrdis à la CCI de Grenoble le mardi 25 novembre 2014. Olivier Cateura en charge de la mission innovation à Tenerrdis a animé la rencontre de 4 experts : Jean-Louis Brunet, président de H3C Energy ; Adamo Strenci, vice-président de McPhy Energy ; Laurent Pelissier, PDG de ECM Technologies et Richard Biagoni, directeur de Kic InnoEnergy France. Les 3 premiers sont des entrepreneurs dans le domaine de l’énergie. Richard Biagoni est à la tête d’une société européenne à but non lucratif qui accompagne le développement de projets liés aux énergies « vertes ».

Les 4 experts s’accordent sur le fait que le secteur de l’énergie est en transformation. On s’oriente vers des énergies « décarbonnées », on recherche l’ « efficacité énergétique ». Ces transformations sont-elles sources d’opportunités nouvelles ? Quels sont les risques associés à l’entrepreneuriat dans ce domaine ?

Les 3 entrepreneurs nous font partager leur expérience. Selon eux, ce qui fait la réussite d’un projet c’est avoir une équipe qui a l’esprit d’entreprendre et l’envie de réussir son projet. Quant à l’objet de l’entreprise, elle doit apporter une solution avec une valeur ajoutée perçue par le marché visé. Concernant le financement, les opportunités sont nombreuses comme le souligne Jean-Louis Brunet, qui est aussi président des Business Angels de Grenoble, et Richard Biagoni. L’effet de levier – le fait qu’une levée de fond en amène encore davantage –  est important, c’est ce qu’ont constaté les 3 entrepreneurs lorsqu’ils ont développé leur entreprise.

Je distingue 4 éléments clés dans l’analyse que nos experts ont faite concernant les transformations dans le domaine de l’énergie :

  • Le marché de l’énergie est encore très porté par l’export. La France et plus largement l’Europe ne présentent pas suffisamment d’opportunités de business pour nos 3 entrepreneurs,
  • La coordination entre les acteurs est importante. Les 4 experts insistent sur le fait que les liens entre l’industrie, la recherche et l’enseignement doivent être renforcés pour dynamiser l’innovation dans ce domaine,
  • La diminution, voir disparition du CAPEX – les investissements initiaux pour développer l’activité – les barrières à l’entrée sur le marché tendent donc à se réduire,
  • Les technologies de demain impliqueront des solutions software. Davantage que de changer de sources d’énergie, il y a la nécessité d’économiser. Par ailleurs, les objets connectés représentent un marché au potentiel énorme avec des applications intéressantes concernant l’efficacité énergétique. Il y a un vrai besoin pour des solutions liées aux services énergétiques. C’est un secteur accessible pour les entrepreneurs de demain.

Et les risques dans tout ça ? Ils sont surtout dus aux politiques publiques. Les 4 experts mettent en garde contre les « effets d’aubaine » et rappellent les erreurs commises sur le marché du photovoltaïque liées aux tarifs de rachat.

Enfin les experts regrettent la peur très européenne associée à l’entrepreneuriat. Ils insistent, en conclusion, sur l’importance de l’esprit d’entreprendre, qu’ « il faut se dire que c’est possible !». Jean-Louis Brunet rappelle aussi que les investisseurs sont des alliés dans le projet de tout entrepreneur.

Une belle transition avant de commencer la séance de « pitch start-up » organisée par CleanTuesday !

Charlotte CANY, étudiante MS Energy promo 2014-2015 & alternante marketing operationnel et management de la performance commerciale à Schneider Electric.

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Transition Energétique VS PROGLIO : le gagnant a été dévoilé hier TE#PROGLIO#billet d’humeur & Analyse

La transition énergétique vient et PROGLIO part ! Candidat à sa propre succession à la tête du plus grand groupe énergétique français EDF, Henri PROGLIO sera remplacé par le PDG de Thalès Jean Bernard Levy. La décision a été annoncée ce mercredi 15 octobre 2014 par le président de la république François HOLLANDE. Même si on sait que l’homme arrive à la fin de son mandat et qu’une nomination était de toute façon imminente, le calendrier de l’événement retient tout de même notre attention. Henri PROGLIO part au lendemain du vote de la loi de transition énergétique. Y aurait-il un message ?

En effet on n’aura pas attendu le conseil d’administration normalement prévu pour le jeudi 14 octobre. L’Etat actionnaire à 85% du groupe aurait choisi d’éconduire le PDG d’EDF dans la foulée du vote de la loi sur la transition énergétique. On sent de la part du gouvernement comme une envie de cohérence avec l’esprit des nouveaux textes votés quand on connait l’attachement de celui qu’on appellerait désormais l’ex PDG d’EDF pour l’industrie nucléaire. Fait-il sens de laisser à la tête du grand groupe énergétique français un pro-nucléaire quand on veut développer les énergies vertes ? Ou quand on a promis de réduire la part du nucléaire dans le mix énergétique de 25% ?

Comme pour s’enfoncer davantage, Henri PROGLIO aura prononcé son dernier discours hier mardi en ouvrant le premier salon mondial de l’industrie nucléaire réuni au Bourget (Seine Saint Denis) jusqu’au 16 octobre. Il pensait plaider sa cause en annonçant fin septembre que son bilan était bon. Il affirme que la production des 58 réacteurs montait à 7,5 térawattheures (TWh) de plus qu’à la même période en 2013, et qu’elle avait augmenté de 2,5 % en un an. Il défend alors une nette amélioration des performances opérationnelles d’EDF. « Ces bons résultats nous confortent pour la poursuite de nos ambitions », a sobrement ajouté le PDG d’EDF. Des ambitions qui à première vue ne sont pas cohérentes avec celles de François HOLLANDE. Une question se pose cependant : Le gouvernement a-t-il vraiment les moyens de ses ambitions sur la réduction du nucléaire ? Ceci d’autant plus que la fermeture de Fessenheim tant clamée n’apparait nulle part dans la nouvelle loi. Elle est pourtant chaudement revendiquée par les Verts. Où est la cohérence ?

Toujours est-il qu’aujourd’hui PROGLIO part d’EDF. Lui qui comme un caméléon a toujours su prendre la couleur des différents gouvernements a été pris à défaut par le Vert ; Comprenez transition énergétique !

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Reaction about the article : Evolving to a New Dominant Logic for marketing

Brief summary of the article :

Evolving to a New Dominant Logic for marketing by Stephen L. Vargo & Robert F. Lusch basically is about how the concept of marketing has evolved over time, and how different school of thoughts influenced a paradigm shift in marketing theory and practice. The ultimate purpose of the article is to illuminate the evolution of marketing thought toward a new dominant logic. At first, around the 1900s – 1950s, marketing was featured as a foundation in economics; distribution and exchange of commodities and manufactured products. As time went on, marketing was gradually moving from this goods-dominant view, in which tangible output and discrete transactions were central, to a service-dominant view, in which intangibles, exchange processes and relationships are central. Where service is here is defined as “the application of specialized competencies through deeds, processes, and performances for the benefit of another entity. Service is so indispensable to marketing that some marketers argue that it should be a subordinate course to marketing in the form of service marketing; which by the way is already a course in some universities around the world. Marketing should give importance not only to operand resource (customers), but also operant (core competences). Moreover, with the service-centered view of marketing, the firm must target and segment the market appropriately, build a relationship with its customers by involving them in the production, and create a competitively compelling value proposition to meet the segment’s specific needs, and finally, continually conduct research in market for feedback, which will improve firm’s offering to customers and consequently improve the firm’s performance.

Comments on the article based on my study and work experience :

The article was published in 2004; 10 years ago and most of what the authors were discussing about the future of marketing and what marketing needs to focus are now represented clearly. They talked about consumers being the co-producers, maximizing consumer involvement in the customization of a particular product to better suit his or her needs. If we take Apple for instance, in addition to the perceived value and quality of the products, customers can customize their own PCs to better suit their needs. This makes them feel part of process and creates a bond between the consumer and the product. When customers are able to see the value of a product and resonate with it, they will repurchase the product the product. Apple Inc. announced that within 24 hours of availability, over 4 million pre-orders of the iphone 6 and iphone 6 plus were made; more than 10 million iphone 6 devices were sold in the first three days. This is because Apple is a brand that has perfectly understood the new dominant logic of marketing; which is ensuring that product development management, supply chain management, and customer relationship management processes are all customer-centric and market driven. In addition to services marketing, marketing now has many other branches such brand management, competitive strategies and product development that need to work together for a better execution of marketing just as the authors mentioned in the article.

How my views on marketing and sales have evolved :

While reading this article, I did not understand how marketing could even be derived from microeconomic theories. Initially, I thought that marketing was generally concerned about the selling of a product, but thanks to this article and personal reading, I noticed that there is more to marketing than just selling a product. Marketing involves relationship building, research and development, branding and many more. These components are what make customers feel secured when purchasing a particular product. If marketing which encompasses a lot of resource (both operant and operand) pulling is not done effectively and efficiently, consumers will soon realize it and the business will eventually plummet, especially with competition present in the market. The bottom line for every business is to make profit and marketing (which is key to businesses) is just another mechanism to facilitate sales and thereby increasing revenue but also, customers must be satisfied because it’s from their purchase that the firm gets it revenue.

 

Sorel Vanessa Ngankouo

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Reaction about the article  » Measuring Marketing Productivity: Current Knowledge and Future Directions »

Summary of the article :

Billions of dollars are spent each year on marketing. As companies are struggling to produce ever higher profits in an environment that is increasingly competitive, they are more and more called upon to justify their spending. Existing financial measures have proved inadequate, leading to the development and increased use of non-financial measures. Much progress has been made ​​in the development of non-financial measures of marketing assets. According to the article, this is a conceptual framework that can be used to evaluate marketing productivity:

Marketg

Only two systems address the important issue of linking the short and long-term: financial and non-financial. The first is based on the prediction of Long-term results and cash flow discounting. The second is the future status of the assets of marketing today.
New directions for research are identified in a few areas: strategies and tactics, brand value, customer capital, the financial impact, environment, competition and market impact.

There are currently several ways to measure marketing productivity. Important methods exist to evaluate tactics marketing, modeling market impact, marketing expenses and evaluating marketing assets, market conditions, the values ​​of the company and its financial position. These methods reflect the considerable progress that has been made in recent years. They not only provide a basis for the continuation of existing work, but also the tools to influence the practice of management Marketing. The goal is to bring greater credibility to marketers and to promote and advance the science and practice of Marketing.

 

Comments on the article based on my study and work experience :

 

As Richard Quinn, vice-president of Quality at Sears said: “You simply can’t manage anything you can’t measure”. It’s important to measure how performance in terms of marketing has an impact on a society, thus to the shareholders value in order to enhance the role of marketing within the company and consider it as a full function. Desired improvements could be: more information on the results of campaigns, launches and promotions; more regular information delivered more quickly; forecasting and modeling, better information from clients. Financial managers emphasize on internal financial evaluation of results and the marketing men; elements other than financial assessment such as customer satisfaction. They are both imperative to measure the productivity of marketing in shareholders’ value.

 

What I learned :

This article helped me realize the challenges of marketing performance and all performance indicators currently used by companies. However is it possible to determine a measure for all organizations?

 

 

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