Le CEA – LITEN, un acteur très présent dans les projets européens de recherche sur l’énergie

Le LITEN (Laboratoire d’Innovation pour les Technologies des Energies Nouvelles et les Nanomatériaux) est une unité du CEA consacrée à plusieurs thématiques des nouvelles technologies de l’énergie: les véhicules électriques, le solaire et son intégration dans les bâtiments, les nanomatériaux, et les technologies de la biomasse et de l’hydrogène. Ces développements vont du développement matériaux pour les composants jusqu’à la validation sur prototype et sont donc à l’interface entre recherche fondamentale et recherche appliquée de type R&D d’entreprise. Par conséquent, les partenariats publique/privé sont encouragés et même indispensables.

Sans pour autant négliger les partenariats bilatéraux « classiques » avec des entreprises, le CEA-LITEN a su saisir l’opportunité des projets financés par l’Union Européenne, permettant de rassembler sur un même projet des acteurs industriels et universitaires de plusieurs pays de l’UE. Faisant pour ma part partie du Laboratoire des Technologies de l’Hydrogène (l’un des laboratoires du LITEN), je suis impliquée dans la gestion de plusieurs de ces projets et j’ai pu observer l’émulation créée par ces projets. En effet, les partenaires ont chacun des compétences propres, complémentaires à l’expertise des autres partenaires.

Cellule d'électrolyse

J’ai par exemple assisté à une réunion d’avancement d’un projet sur la production d’hydrogène par électrolyse haute température. Dans ce projet, chaque partenaire apporte sa brique à l’édifice : développement matériaux, production de l’électrolyseur, tests instrumentés de ces électrolyseurs, modélisation des flux, analyse techno-économique, etc…

 

Ces projets européens ont compté de façon significative dans le budget du Laboratoire des Technologies de l’Hydrogène en 2010, et cette proportion devrait augmenter en 2011. Dans un grand nombre de ces projets, le CEA est impliqué en tant que coordinateur, c’est-à-dire qu’en plus d’être responsable de taches techniques, il a la responsabilité du management global du projet.

Le principal cadre pour ces projets européens est le septième programme cadre, plus connu sous le nom de FP7 (7th framework programme). Il lance des appels d’offre sur des sujets clés dans des domaines très variés, dont l’énergie, l’environnement, le transport et les matériaux. Si une entreprise ou un laboratoire est intéressé par l’une des thématiques proposées, il peut proposer une coopération à plusieurs acteurs européens et monter un projet. Après soumission au FP7, si le projet est accepté, il sera subventionné jusqu’à 75% de son coût total. Outre les aspects financiers, les avantages de ces collaborations sont multiples : ils permettent de réaliser des projets d’une ampleur qu’aucun des partenaires n’aurait pu réaliser seul, permettent la mutualisation des connaissances, des moyens de production ou de test… Sans parler des liens qui se développent entre partenaires qui apprennent à travailler ensemble pendant les 3 à 4 ans que durent les projets, et qui donnent souvent lieu à une poursuite de la collaboration.

Entre les partenariats locaux (Tenerrdis), les projets nationaux (ANR, ADEME, etc.), et européens, on voit bien la nécessité d’une bonne coordination/complémentarité dans les projets, et d’ailleurs on peut même se poser la question d’un cadre structuré pour des projets de recherche mondiaux ciblés sur l’énergie…

Bérangère GUICHERD

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