Shanghai, 23 millions d’habitants et le défi d’une urbanisation durable

Dimanche 11 mars 2012, arrivée à l’aéroport international Pudong de Shanghai. Mais pas le temps de nous remettre de nos plus de dix heures de vol, nous affrontons le décalage horaire et partons à la découverte de la ville.

La promotion 2011-2012 du MS Management & Marketing de l’énergie sur le Bund, à Shanghai

Dans le bus qui nous conduit au Temple du Bouddha de Jade pour notre première visite, il suffit des premiers kilomètres pour prendre le pouls de la ville. Je suis frappée par l’étalement urbain que connaît la ville, symbolisé par ces logements à étages empilés qui se succèdent les uns aux autres à perte de vue… Avec ses 23 millions d’habitants, Shanghai est aujourd’hui la ville la plus peuplée de Chine (la municipalité autonome de Chongqing étant la plus peuplée du pays, toute l’agglomération considérée)  et l’une des plus densément peuplées au monde.

En réalité, si Shanghai a vu sa population croître si rapidement, c’est parce que Shanghai est le symbole d’une Chine nouvelle.

En initiant sa politique de réformes, Deng Xiaoping insuffla une nouvelle dynamique au pays en misant sur le développement économique. C’est à l’occasion de son « Voyage du Sud » en 1992, qu’il affirma officiellement vouloir faire de Shanghai la vitrine de l’ouverture et du modernisme chinois. De là date le renouement de Shanghai avec son destin de ville mondiale, cosmopolite et commerciale, mis en suspens le temps de la période maoïste. De là date aussi l’intensification de la production immobilière.

Tandis que le marché du sol est progressivement privatisé, les autorités locales veulent faire de Pudong le centre financier et bancaire de la ville, véritable Manhattan chinois. Parallèlement, les migrations internes se sont développées et intensifiées, des millions de travailleurs des provinces de l’intérieur migrant vers les villes côtières en développement. La ville répond au besoin de place et de logement en entrant dans une phase de production de masse de logements neufs.

L'immobilier résidentiel à Shanghai, prise de vue sur le chemin nous conduisant de l'aéroport à notre première visite

Aujourd’hui, les résidents migrants non titulaires du hukou shanghaien (nom désignant le permis de résidence local) comptent pour près de 40% de la population locale et constituent de fait la première cause de cette urbanisation accélérée. Ces migrants, privés de hukou shanghaien car à jamais lié à leur statut de migrant, se trouvent relégués en seconde zone de la ville. Victime de son succès, la ville connaît aujourd’hui une bulle immobilière qui menace d’éclater. Socialement, elle doit faire face à une autre réalité, celle d’une ségrégation sociale déplaçant les populations migrantes en périphérie au profit de la reconquête du centre-ville.

Enfin, la Chine mise également sur le développement des smart-cities au niveau national pour répondre au défi de l’urbanisation. Sur la thématique du smart-grid d’ailleurs, le gouvernement a déployé une ambitieuse feuille de route à l’horizon 2020. A ce sujet, voir l’article de François sur la présence d’Atos Wordlgrid en Chine!

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