Débat sur la transition énergétique; top départ !

La conférence environnementale pour la transition énergétique s’est tenue les 14 et 15 septembre au palais de l’Iéna à Paris. Elle a été l’occasion pour le Président de la République de lancer le débat national sur la transition énergétique dont le calendrier s’étend jusqu’en juin 2013, date à laquelle un projet de loi devrait être discuté. Au cœur de ce débat, qui comprend aussi des travaux sur la biodiversité ou les risques sanitaires, celui sur la transition énergétique…

Le Gouvernement est attendu par les professionnels du monde des renouvelables après les annonces de François Hollande durant sa campagne sur la baisse de la part du nucléaire dans le mix électrique français à 50% en 2025 (contre 75% en 2012). En effet, les filières photovoltaïque et éolienne ont été fortement affaiblies au cours des derniers mois, respectivement par une forte baisse des tarifs de rachat, ou bien plus simplement son annulation dans le cas de l’éolien. Ces filières attendent beaucoup de ce débat, et le rapport commandé par les Ministères du Redressement Productif et de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, « Eolien, photovoltaïque : enjeux industriels, énergétiques et sociaux », et établi par la CGEIET et la CGEDD n’a rien fait pour les rassurer.

En effet, même s’il préconise quelques mesures jugées urgentes par les professionnels, comme la suppression de la règle des 5 mâts minimum pour la construction d’un parc ou encore la suppression des ZDE, il propose aussi de revenir sur les modalités de soutien à ces filières, en privilégiant les appels d’offres annuels. Cette « Recommandation » (n°14 du rapport), ainsi que la première « Veiller dans toute réflexion prospective sur le mixénergétique 2025 « durable » à préserver une part conséquente de production d’électricité à bas coût » n’ont pas manqué de faire réagir l’association France Energie Eolienne (FEE) qui dans son communiqué de presse du 14 septembre a rappelé que l’éolien ne coûte qu’entre 2 et 3 euros par an et par foyer,  et que ce montant devrait diminuer au fur et à mesure que les prix de marché augmenteront. D’autre part, la FEE est aussi revenue sur le principe d’appel d’offres qu’elle juge inefficace, en témoignent le programme « Eole 2005 », ou les deux premiers appels d’offres biomasse, dont seulement 25% de projets sélectionnés ont été construits à ce jour. Il est peut être encore trop tôt pour le citer comme un échec, mais les résultats du dernier appel d’offres solaire (entre 150 et 170€/MWh contre environ 200 quelques mois plus  tôt) peuvent laisser à penser que les projets sélectionnés ne verront pas tous le jour.

L’heure est maintenant à la discussion, et les acteurs des renouvelables ont une petite dizaine de mois pour faire pencher la balance en leur faveur, l’objectif étant d’orienter la France vers la fin du « tout nucléaire », les énergies vertes ayant chacune une place plus grande qu’on ne l’imagine dans notre mix électrique.

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