Extraction des Gaz de Schiste : fracturation sans eau, rêve ou réalité ?

Le 13 novembre 2012, le président de la république française François Hollande lors de sa conférence de presse a relancé le débat sur les Gaz de Schiste. Ouvrant la porte à la recherche et à de nouvelles techniques d’extraction, il a précisé : « Tant qu’il n’y a pas de nouvelle technique, j’ai dit que durant mon quinquennat il n’y aurait pas d’autorisation de permis d’exploration des gaz de schiste. » La technique actuelle (fracturation hydraulique) étant sujette à discussion, cette stratégie politique permet de laisser du temps pour la recherche tout en calmant les velléités des anti-gaz de schiste.

exothermique-fracing-300x184La question se pose : Existe-t-il d’autre technique d’extraction des gaz de schiste ? Il se trouve que la réponse est oui et cette technique se nomme l’Extraction Exothermique. Elle est appelée aussi fracturation sèche. En effet, le principe reste de « casser » la roche imperméable pour en extraire le gaz. Cette technique d’extraction a recourt à l’hélium et non pas à l’eau. L’hélium est un gaz inerte et non toxique ce qui permettrait d’éviter tout problème de contamination. L’hélium est injecté sous forme liquide puis grâce à la chaleur naturelle de la roche, l’hélium s’évapore et occupe un volume beaucoup plus grand, ceci permet de fracturer la roche et ainsi d’extraire le gaz. De plus l’hélium est un solvant qui permet d’extraire le gaz en utilisant beaucoup moins de produit chimique qu’avec l’eau.

Cette technique est mise en ce moment en œuvre par l’entreprise Chimera Energy Corp à Chicontepec au Mexique (Site officiel Chimera). Ainsi il n’est pas encore possible de savoir si cette méthode est applicable à grande échelle. De plus, même si l’hélium est un des éléments les plus présents dans l’univers, son extraction est complexe et coûteuse  Quatre cinquième de l’hélium consommé est produit aux Etats-Unis (Kansas et Texas), les usines de productions sont vétustes et les investissements n’ont pas étaient effectués. Ceci a conduit le parc d’attraction Disney de Tokyo à stopper ses ventes de de ballon pour cause de pénurie (@LeMonde.fr-30.11.2012).

En conclusion, il existe au moins une solution pour extraire les gaz de schiste sans eau et nous saurons prochainement si cette méthode est techniquement et économiquement viable. Cependant cette méthode se base sur l’hélium qui est un élément dont le marché doit être consolidé si on veut qu’elle soit généralisée.

Loïc Lavergne

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A propos Loïc Lavergne

I’m really curious and a science fanatic, I studied a lot of different fields in my school career. However, I chose the school ENSE3 for my engineering formation because I believe that energetic and environmental problems are the keys of our future. I studied the production and the supply of electricity. I have technical knowledge of electricity network, electrotechnical components (power transformer, alternator…) or technical-economic studies. During my formation, I saw the importance of economy in the energy field and I wanted to understand how actors of energy work together that why I chose to do this master. I have several extracurricular activities, I’m a violinist, I learned it in an academy during 15 years. I like sport too, I play rugby and I was the treasurer of Rugbycube (rugby association of ENSE3) and I began the French boxe (savate) last year. I often work in team, indeed for 6 years I have worked for entertainment companies.
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3 commentaires pour Extraction des Gaz de Schiste : fracturation sans eau, rêve ou réalité ?

  1. Ping : Revue de presse « BASTA!GAZ

  2. Bernard dit :

    Bonsoir,
    J’imagine que le nom de chimera (référence probable à chimère) n’est pas un hasard. Par contre je suis déçu qu’un ancien élève de l’Ense3 ne soit pas capable de discernement concernant l’énergie. peut être qu’il faudrait jeter un œil sur le rendement de Carnot et sur la température de liquéfaction de l’hélium (4.2 K à pression atmosphérique) pour bien comprendre l’ineptie d’un tel projet… Un petit coup d’œil également à la chaleur latente de l’hélium pour se convaincre que le liquide n’aurait jamais le temps d’atteindre le fond du puits avant de se vaporiser (actuellement tous les cryostat hélium utilisent a minima des enceintes à vide). Effectivement l’hélium est rare et très cher sous forme liquide (typiquement 5 euros le litre dans le meilleur des cas). Quand on le rejette dans l’air il s’échappe de l’atmosphère terrestre et va rejoindre les étoiles….
    J’imagine mal un circuit de récupération du gaz (qui est le plus fugace de tous les gars existants) et des liquéfacteurs d’hélium au dessus des puits… Bref tout cela n’est qu’un tissu de mensonges comme on peut parfois en voir sur la toile !!

    Bernard

    • Robert Ferret dit :

      Bonjour,
      J’adhère totalement au commentaire de Bernard
      chimera porte bien son nom !!!
      Une suggestion : utiliser nos avions renifleurs mis au rebut pour détecter des mines d’hélium 🙂 MDR

      Amicalement
      Robert
      … 63 ans, ingénieur de formation et excédé par les stupidités propagées dans ces publications

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